Jaque. — Hufian
CHRISTOYAL DE LUGO. 188
ANTONIO. Je me coayre avec le boaclier, je tire la rapière, je me hiets en garde et je me fends, je retombe en garde et je porte nn nouveau coup.
(Entre le père de la Croix, appuyé sar un bAton et priant, uû rosaire à la main.)
LE PÈRS DE LA CROIX. Frère Antonio, c'en est assez. Retirez-vous d'ici.
AJ^TONio. Je prenais un peu d'exercice après dîner; on dit que cela est bon. •
LE PERE DE LA CROIX. AIlcz prier pendant deux iieures el frère Angel ira étudier.
ANTONIO^ bas & Angel. Et ICS bOUlOS?
ANGEL, de même. Je leS ai.
ANTONIO. Prends et emporte les palettes.
(Les deux jeunes gens sortent. •— Entre le démon Saqniel vêtn en ours. Tout s'est passé ainsi i.)
sAQuiEL. Infirme par ta propre volonté, penses-tu que tu vas réunir en toi la vie et la mort, Torgueil et l'immilité, la vertu et le vice?
LE PÈRE DE LA CROIX. Quello concluslon tires-tu de là, Satan?
SAQUIEL. Que ta folie est ridicule, que la porte du ciel ne s'ouvre pas pour des bandits de ta sorte.
LE PÈRE DE LA CROIX. Tu vcux disputor avoc moi , sachant que si je te suis supérieur par la foi , tu es plus savant que moi en mauvaises raisons. Dis-moi pourquoi tu es venu, ou va-t'en et ne me parle plus.
SAQtJiEL. Je suis venu pour t'ôter la vie.
LE PÈRE DE LA CROIX. Si Dicu to Ic permet, la chose te sera facile, comme à moi de te la donner sans résistance. Si