Oa appelle ainsi les valets de mauvais lieux
2. Hampa. On appelait ainsi le genre de vie que menaient en Espagne et principalement en Andalousie certains bandits, espèce de gitanos, 'toujours prêts à faire un mauvais coup.
est le plos subtil des doctears. Mon patron me chassa, et j'entrai, pour ma disgrâce, an senrice d'an Astorien. II fabriquait des pâtisseries, je vendis des pâtisseries, et, en un jour, je jouai et je perdis dix corbeilles de sa marchandise. Je le quittai et je tombai sur un ayeugle que je servis dix mois. Si j'avais eu le temps, j'en aurais sn plus que n'en a jamais su Merlin. J'appris avec lui des choses incroyables, à me vêtir d'une façon pittoresque, et à composer des oraisons en vers bien troussés. Mon bon aveugle vint à mourir; il me laissa comme Juan Paulin sans nn son, mais bien instruit, et avec un esprit net et subtil. Alors je me fîs garçon de mules et je servis un brelandier tricheur qui portait ses talents à Saint- Quentin. C^était un grand joueur qne je vis frapper de terribles coups. Il jouait par excellence la petite Verrue S 1^ Ballesilla, le Grattoir, la Suie \ et le Maese Juan, fils de la ruine; possédant un regard et un toucher tels qu'un lynx n'y aurait rien vu avec les lunettes du Gid 3. Un jour, la maison s'écroula; la Saint-Martin était venue ; on lui plaça un écriteau au-dessus du nez. Je le laissai là et je vins aux champs, où je suis, comme tu vois, au service de Martin Crespo l'alcade, qui m'adore autant que lui-même. Je me nomme Pedro de Urde; mais un certain sorcier, m'examinant un jour les lignes de la main, me parla ainsi : « Ajoute, Pedro, à ton Urd e un Malas, et apprenez, mon fils, que v ous serez roi, frère, pape et matassin. Par le nioyen d'un gitano,^! vous naîtra une circonstance que je pourrais dire, et qui fera que les rois vous écouteront et auront du plaisir à vous entendre. Vous passerez par mille métiers fatigants et vous en aurez un à la fin où vous serez