‹ Théâtre de Mme. AncelotChapitre 117 sur 350 · SCÈNE PREMIÈRE · texte numérisé non relu

SCÈNE PREMIÈRE

Madame de COURTENAY , LÉONCE.

(Madame de Courtenay est assise à la table à droite, elle tient un livre et ne lit pas ; Léonce est à la table de gauche, il semble écrire et n'écrit pas.)

Léonce , à part , désignant la place où Isabelle était au premier acte.

Elle était là ! c'est là qu'elle s'asseyait toujours !

madame de courtenay , après Vavoir regardé. Personne ! personne pour le distraire.

léonce, après un moment de silence, comme à lui-même, dit avec amertume.

Comme on est fou dans la jeunesse ! tout le cœur se précipite vers un bonheur indicible, toujours cherché et toujours introuvable ! on croit parfois que c'est la gloire ! on imagine que c'est l'amour î et rien ! rien de réel dans cette vie !

MADAME DE COURTENAY

Tout n'est donc pas là , Léonce ?

Léonce , revenant à lui.

Ma mère... {A part.) Cachons-lui ma douleur!

MADAME DE COUUTENAY , à part.

Cachons-lui mes souffrances !

léonce , après un moment de silence où il a Vair d'écrire avec acharnement , regarde sa mère à la dérobée et dit à part. Elle lit !

madame de courtenay, à part , regardant Léonce à la dérobée.

Il travaille !

léonce , après un moment de silence, laisse tomber machinalement sa plume et dit à lui-même :

Si elle avait su combien elle était aimée, peut-être eût-elle partagé mon amour !

madame de courtenay, laissant tomber machinalement son

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