ACTE III, SCENE II
Léonce ; ils se sont tous deux parlé comme entraînés, Léonce
s'effraie de la douleur de sa mère.
Ma mère !
(Il se lève.)
MADAME DE COURTENAY, SC levant.
Léonce !
LÉONCE
Depuis deux jours j'ai su me forcer au silence !
MADAME DE COURTES AT
Depuis deux jours je n'avais osé prononcer son nom.
léoxce , vivement.
Maintenant ne craignez plus de me tout avouer. Qu'en savezvous ? qu'en avez-vous appris ?
madame de courtenay, vivement.
L'as-tu cherchée ? l'as-tu revue ?
Léonce, tristement.
Je ne l'ai pas aperçue.
madame de courtenay, de même.
Je n'en ai rien appris.
LÉONCE
0 mon Dieu !
MADAME de courtenay.
On venait seulement de sa part.
léonce, se levant très-vivement.
On venait de sa part, dites-vous? et qui donc? que disait-on ? que fait-elle? où est-elle? est-elle marié? Parlez, parlez, ma mère !
madame de courtenay, souriant unpeu de sa vivacité. Voilà tant de questions à la fois, qu'il serait diflicile d'y répondre , si tout n'était dit en un mot... je ne sais rien... Mais voici le docteur, peut-être pourra-t-il nous apprendre quelque chose.