‹ Théâtre de Mme. AncelotChapitre 119 sur 350 · LÉONCE ET MADAME DE COURTENAY · texte numérisé non relu

LÉONCE ET MADAME DE COURTENAY

Parlez, docteur.

LÉONCE

Que savez-vous ?

Ce que je sais ?

Que fait Isabelle ?

DAMBLEVILLE.

LÉONCE

150 ISABELLE

DAJVIBLEVILLE.

Ah!

LÉONCE

Hélas ! vous l'ignorez sans doute, puisque, depuis deux jours, vous êtes consigné à l'hôtel de madame de Tréneuii, et que vous n'entendez peut-être pas plus parler d'elle...

DAMBLEVILLE.

Que de mes deux cent mille francs! car savez- vous, mon ami , qu'on s'est moqué de nous?... Gribelet ne dit mot, et, au reste, vous seul avez le secret d'en obtenir quelque chose : aussi je venais vous demander secours. Quant à M. Albert , il est introuvable , et j'ai grand'peur que mon argent ne soit absolument comme M. Albert.

LÉONCE

Ne suis-je pas là, docteur ?

DAMBLEVILLE.

Mais une seule pensée vous occupe.

LÉONCE

Oui, je suis malheureux ! mais je ne veux pas être de ces gens qu'une mauvaise destinée trouve sans force pour la vaincre , sans courage pour la supporter !.. Parlez, mon ami, me voici prêta vous servir.

DAMBLEVILLE.

Eh bien, oui, Léonce... un service, et tout de suite!... allez chez Gribelet... et obtenez de lui, s'il est possible, tous les papiers relatifs à cette affaire ; mais tous sans restriction... et nous sommes sauvés.

LÉONCE

Oui , j'y vais, mon ami : je sais un moyen certain de réussir près de cet homme ; et il faut que M. de Tréneuii et Albert lui-même sachent au juste combien leur confiance était mal placée : il faut qu'ils répondent tous deux de votre argent avant mon départ ; soyez sans inquiétude.

(Il sort par le fond.)

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