SCÈNE VIII
MARIE, seule.
Il sort.... il ne s'explique pas ! oh ! mon Dieu ! el cette lettre !... quel trouble s'empare de moi !... ma mère !... (Elle ouvre la lettre
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et lit.) « Mon enfant , toi que j'aime et qui ne nie connaîtras pas, « que l'âme de ta mère communique au moins à la tienne une de « ses pensées; reçois de mon cœur, qui va cesser de battre, cette « tendresse pour ton père qui fut mon seul bonheur en ce monde. « J'étais pauvre, sans parents, abandonnée, il me recueillit!... il y « a dans son cœur des trésors de dévouement et d'affection qui « valent plus que les richesses qu'il me donna, et ce que je regrette « en mourant, c'est la dette de reconnaissance et d'amour que je « te laisse à acquitter envers lui !... Mais, je t'en supplie, ma fdle, « que ce dernier vœu de ta mère soit religieusement accompli !... « Tout pour le bonheur de celui à qui je dus tout le mien ! et les « bénédictions de ta mère descendront pour toi du ciel, où je vais « prier pour vous deux. Ta mère. » ( Elle baise la lettre et essuie une larme.) Ma pauvre mère î...
( Elle reste silencieuse et pensive.)