ACTE III, SCENE II
les trois femmes , en s* éloignant.
Ah !...
forster , lui donnant les bank-notes.
Voilà votre somme !
BEAUSÉJOUR
Merci ! J'en achèterai le petit alezan dont Rodolphe d'Harcourt veut se défaire. Ces jeunes gens de la haute société me vendent tous leurs mauvais chevaux pour un peu de bonne amitié qu'ils me donnent, et ils croient que je ne m'en aperçois pas !... Ils se trompent ! j'ai mis cela dans le chapitre des dépenses perdues, et je les fais payer à M. Forster avec des paris... C'est pour lui un amusement et pour moi une économie.
forster , très-grave.
Vraiment ? Il plaisante toujours.
Au reste, il est juste que vous payiez aujourd'hui pour le mauvais tour que vous nous aviez joué en nous amenant cette espèce d'Iroquois arrivé des bords du lac Ontario... M. Bonnard !
(Les femmes, qui causaient ensemble, se rapprochent.) MARGUERITE.
Que dites-vous de M. Bonnard ?
BEAUJÉSOUR.
Je dis que, grâce à Dieu, nous en sommes débarrassés, il est parti !
LA CHANOINESSE
Parti, lui ? Oh ! vous ne le connaissez pas !
BEAUSÉJOUR
Comment ?
FORSTER
Sans doute !... Il va passer plusieurs jours au château. Tenez, demandez plutôt à M. le comte Albert que voici.