‹ Théâtre de Mme. AncelotChapitre 197 sur 350 · DUVERNAY, HERMANN, CLÉMENCE · texte numérisé non relu

DUVERNAY, HERMANN, CLÉMENCE

DUVERNAY

Oh ! j'effraie Madame ?

hermann , à Duvernay.

C'est une nouvelle arrivée à Paris, que ma Clémence. (A Clémence.) Chère amie, je te présente un ancien ami. M. Duvernay.

DUVERNAY

Empressé de vous offrir son respect, Madame. (Se tournant vers Hermann.) Et charmé de vous faire compliment, mon ami... Votre mariage est bien nouveau sans doute ?

HERMANN

Mariés depuis quinze jours.

DUVERNAY

Ce que j'apprends, ce que je vois... surtout... m'explique comment il a failli me renverser sans me reconnaître, au coin de la rue voisine... comment il refusait de s'arrêter... Enfin il a bien fallu qu'il me dît : Je suis marié ! une femme, mon ami, une jolie femme ! j'avais deviné madame. (A Clémence.) Mais j'ai voulu vous être présenté à l'instant même ! car je suis, je l'avoue, un peu égoïste, et je veux admirer ce qui est beau ! (A Hermann.) D'ailleurs je vous ai vu enfant. Je suis l'ami de son père, cet excellent baron de Châteauneuf.

clémence , faisant un mouvement.

Ah! vous connaissez le baron de Châteauneuf!

DUVERNAY

Si je le connais ? Lui ? qui est un si joyeux convive ? lui, qui possède la plus belle cave, le meilleur gibier, et le plus aimable caractère ? Mais c'est mon ami naturel ! aussi je passe toujours le mois d'octobre à sa belle terre de Bretagne, le bon temps de la chasse !... alors la table est délicieuse à la campagne, et il n'y a pas une maison ouverte à Paris.

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