‹ Théâtre de Mme. AncelotChapitre 199 sur 350 · ACTE I, SCENE IH · texte numérisé non relu

ACTE I, SCENE IH

DUYERNAY.

Eh bien ! c'est moi qui vous rapprendrai! tout à l'heure... je vais le demander chez Rambert.

hermann , avec un mouvement de curiosité. Ainsi vous connaissez beaucoup M. Rambert, et c'est un homme...

DUYERNAY.

Oh ! un singulier homme, vraiment ! un ami de vingt ans, à qui je ne connais pas un défaut ; un avocat célèbre qui n'a jamais fait ni un mauvais discours ni une mauvaise action : désintéressé, modeste et bon, il possède le plus grand talent et la plus austère probité... J'aime à croire qu'il s'en trouve beaucoup comme cela dans Paris, en mil huit cent trente-neuf... mais, pour mon compte, je n'ai jamais connu que lui.

clémence , à part, avec joie.

Mon père !

DUYERNAY.

Et s'il était ambitieux ! comme il parviendrait de notre temps î .. quand tout se fait avec des paroles... même la guerre... quelles belles chances pour les avocats! Mais il ne pense qu'au travail, il vit très-retiré, et ne reçoit guère habituellement que des gens de mérite... Je ne le vois pas très-souvent; mais on le trouve toujours quand on en a besoin, et je dois me rendre chez lui ce matin pour une affaire. Je reviendrai ensuite, Madame, tout à vos ordres, si vous daignez me permettre de vous faire les honneurs de Paris.

CLÉMENCE

Je vous rends grâces, Monsieur, et ne refuse pas entièrement des offres aussi obligeantes.

DUYERNAY.

Agréez donc, Madame, mes respectueux hommages. (A Hermann.) Au revoir, mon ami.

HERMANN

Au revoir.

(Duvernay sort.)

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