SCÈNE XIII
NORMONT , ARTHUR , puis LADY NELMOOR.
normont , entrant du fond et se parlant à lui-même. Je savais bien que lord Nelmoor avait laissé des affaires en désordre ; mais ruiné à ce point ! mais les dettes qui ne sont pas payées ! mais cette terre... (Il aperçoit Arthur. ) Ah ! te voilà ! Eh bien ! mon ami, il y a du nouveau !
ARTHUR
Quoi, tu le sais déjà?
Sans doute !
C'est impayable !
J'en tremble !
Comment ?
NORMONT»
Je croyais lady Nelmoor plus raisonnable que cela.
ARTHUR
Elle veut être aimée pour ses seules vertus.
NORMONT.
C'est bien romanesque !
C'est charmant !
NORMONT.
Je ne vois pas ce que tu peux trouver de charmant dans tout cela ? Une terre magnifique !
Arthur , qui ne Va pas écouté.
Elle est vraiment délicieuse !
NORMONT.
Oui, mais elle n'est pas payée.
NORMONT.
ARTHUR
NORMONT.
ARTHUR
Arthur , étonné.
Payée ?
NORMONT.
Elle était déjà hypothéquée , et je l'ignorais.
ARTHUR
Hypothéquée ? ah ça, as- tu perdu la tête ?
NORMONT.
Ne sais-tu pas qu'on va la saisir ?
Saisir ? quoi ?
lady nelmoor, entr'ouvrant la porte de droite et s' arrêtant
quand elle les aperçoit.
(A part.) Ah ! il est encore là !.. . et M. de Normont avec lui !
Arthur , à Normont.
Achèveras-tu ?
NORMONT.
Que j'achève? mais je te dis depuis une heure qu'on va saisir la terre de lady Nelmoor !
ARTHUR
Cela se pourrait-il ?
LADY NELMOOR , à part.
Écoutons !
NORMONT.
Il ne lui reste rien ; cette terre étant sa seule propriété, et de nouveaux créanciers de son mari se présentant...
ARTHUR
Juste ciel !
NORMONT.
Comment lui apprendre cette nouvelle ? et comment supporterat-elle ce malheur ?
Arthur , se levant vivement.
Ah ! qu'on le lui cache ; un chagrin à elle ? oh ! non, non !
NORMONT.
Prends donc garde à ta foulure.
Il s'agit bien de cela ! qu'elle ignore toujours ce qui arrive.
NORMONT.
C'est impossible.
ARTHUR
Impossible ! Ah! s'il le faut, moi. je réponds pour elle !
NORMONT.
Toi, qui n'as jamais le sou.
ARTHUR
Il est vrai que j'ai le tort ou la raison de manger ordinairement