SCENE VII
la crainte de vous déplaire m'a fait renoncer à la plaisanterie dont on vous a parlé.
MADAME DE SURGIS
Qui est-ce donc ?
(Tout le monde s'est approché.)
LA PRÉSIDENTE
Allons, chevalier, plus de mensonges!... Tout est fini... l'embarras où m'a jetée votre absence a trahi tous nos secrets.
LE CHEVALIER, Stupéfait.
Nos secrets ?
madame de surgis, étonnée.
Comment ?
LA PRÉSIDENTE
Eh bien ! oui, nos secrets pour nous moquer ensemble des tantes, des nièces, des marquis, des...
le chevalier, confondu.
Mais je ne vous connais pas, moi !
le marquis, à part, étonné.
Qu'est cela ?
LA PRÉSIDENTE
Puisque je vous dis que la plaisanterie est terminée.
LE CHEVALIER
Laquelle ?
LA PRÉSIDENTE, riant.
Ah çà ! quVt-il donc , M. le chevalier ? Il ne reconnaît plus ses amis... il ne se souvient plus, dans le grand monde, de ceux avec lesquels il se délasse de l'ennui qu'il y éprouve ?
le chevalier, allant à madame de Surgis. Écoutez-moi, Madame !
madame de surgis, s' éloignant de lui.
Cette obstination... e'est trop inconvenant!...
LA PRÉSIDENTE
Il faut excuser le chevalier... trop sûr de la tendresse d'une enfant, il cherche des distractions.
le chevalier, à mademoiselle de Lussan. Ah! ne croyez pas!...
MADEMOISELLE DE LUSSAN
Fi, Monsieur !... vous êtes impardonnable !... Nous ramener ici en protestant que vous ne connaissez pas madame... quelle imposture !... Je ne veux vous revoir de ma vie...
(Elle sort par la porte de droite.)