ACTE II, SCENE VIII
MARIE
A qui encore ?
Hélas ! c'est à vous aussi, Madame.
MARIE
A moi?
CHARLES
Un malheur à madame ! parlez, mon enfant, parlez vite.
FANNY
C'est que je n'ose...
marie, souriant.
Ne craignez pas de parler devant M. d'Arbel. Si je dois entendre quelque chose de fâcheux, hâtez-vous de le dire pendant qu'un ami est là pour consoler.
FANNY
Eh bien! je parlerai! Madame est si bonne !... Il faut que je m'éloigne, car je sens bien qu'en demeurant près de monsieur...
MARIE
Monsieur?...
FANNY
Oui, le mari de Madame ! oh ! il me connaît depuis longtemps, et c'est ce qui me faisait hésiter à entrer chez vous, quand vous m'avez recueillie dans ma misère ! Autrefois même, il m'avait promis de m'épouser... mais il me préféra Madame, c'était bien naturel.
MARIE
Qu'entends-je ?
Que vous dirai-je? A présent, si je l'en crois, il n'est pas heureux... et, en me voyant sans cesse...
CHARLES
Oh!
FANNY
Il faut que je parte.
MARIE
C'est bon, Fanny ! c'est bon ! Laissez-nous.
FANNY
Est-ce que Madame refuserait?
marie, d'un ton amical.
Sortez, Fanny, sortez ; vous êtes une honnête tille ! Plus tard, nous causerons... Allez !
66 MARIE