‹ Théâtre de Mme. AncelotChapitre 62 sur 350 · ACTE III, SCENEf,Y · texte numérisé non relu

ACTE III, SCENEf,Y

douce voix de ma tille, ses jeux , sa gaîté ranimaient mon cœur!... et quand le bonheur vient, je t'oublierais !... oh ! non!

CÉCILE

Alors, quel plaisir, chère maman! nous serons deux pour vous aimer.

MADAME D'HORBIGNY.

Qu'elle est gentille !

MARIE

Quoique je fusse bien sûre que les nouveaux liens où je vais m'engager ne nuiraient ni à ma tendresse ni à ton bonheur , j'hésitais à t'en parler. Maintenant, ma Cécile, tu sauras tout. Ma confiance va t'initier aux secrets de mon cœur. Tu n'es plus une enfant, et c'est de moi seule que tu dois tout apprendre.

CÉCILE

Oh ! maman, je suis bien contente ! En vous voyant heureuse , il me semble que je le serai davantage : car toujours ma joie a dépendu de la vôtre; votre bonheur est un présage du mien!

Maman, moi aussi, j'ai une confidence à vous faire.

MARIE

Toi?

MELCOURT.

Ne gênons pas ces douces effusions. Madame d'Horbigny, veuillez accepter mon bras. (A Marie.) Nous reviendrons. madame d'horbigny , à Marie.

J'ai dû te faire part de ce que je crois la vérité; si je me suis trompée...

MARIE

Oh ! je ne puis pas t'en vouloir.

(Melcourt et madame d'Horbigny sortent.)

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