ACTE I, SCENE III
MARIE
Oh ! la gloire !... c'est beau !... de loin !... mais elle valait mieux à mon père que tous ces calculs, où il pourrait bien compromettre sa fortune.
CHARLES
Je suis jeune, j'ai un long avenir de travail, je parviendrai !... et c'est à moi que Marie devra tcit ce qu'elle pourra désirer.
MARIE
Ne me connaissez-vous donc pas encore assez, Charles, pour savoir que votre attachement ne me laisse rien à désirer ?
CHARLES
Je veux que votre cousine, madame d'Horbigny, si brillante, si élégante, n'excite jamais votre envie ! que vous soyez comme elle. marie, effrayée et gracieuse.
Moi, comme Albertine? moi, qui la plains si souvent ! moi, qui ne puis la comprendre !
CHARLES
Madame d'Horbigny, veuve depuis trois ans, court ie monde et les fêtes.
MARIE
Il faut tant de plaisirs pour remplacer le bonheur!... mais moi, qu'ai-je besoin de parure?... je ne veux être jolie que pour vous! que les autres femmes aient des diamants, de riches toilettes, des bals, des succès!... n'ai-je pas mille fois mieux que tout cela?... votre amour.
CHARLES
Oh ! que la vie est belle ! ... quel est le censeur chagrin qui oserait dire que le bonheur n'existe pas?