‹ Théâtre de NohantChapitre 132 sur 208 · SCÈNE V · texte numérisé non relu

SCÈNE V

NANNI, MAX, absorbé.

NANNI, à part.

Ah ! mon Dieu ! il est là ! (Faisant des signes an fond. — Bas.) Ne venez pas encore, monsieur Tyss; attendez ! (Haut.) Vous ne pensez donc pas à dormir, monsieur Max? Minuit va sonner.

MAX, tressaillant.

Ah! Nanni, écoutez ! Où est ce chiffre?

v, NANNI.

Bonté divine ! quel chiffre ?

MAX

Un plan chiffré, ou quelque chose comme cela, provenant du vieux mécanicien.

NANNI, mettant la main à sa poche.

Ah 1 c’est peut-être...

MAX

Donnez, donnez !

NANNI.

Mais non, ce n’est pas à vous ! *■

MAX

G est à moi, si vous m’aimez, (il veut la prendre dans ses bras.)

LA NUIT DE NOËL

NANNI, le repoussant.

Mais je ne vous aime pas du tout.

MAX

Il faut m’aimer, Nanni ! je le veux ! La femme est faite pour subir l’ascendant de l’homme et pour répondre à son initiative. C’est une loi naturelle. Aimez-moi, puisque je réclame votre présence, et donnez-moi ce précieux chiffre!...

Vous vous moquez, vous ne Taure* pas !

ji aX.

Alors, je le prendrai ! (il veut user de violence. Pérégrinus, qui écoutait au fond, s’élance entre eux.)

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