‹ Théâtre de NohantChapitre 155 sur 208 · SCÈNE PREMIÈRE ERGASTE, F AB · texte numérisé non relu

SCÈNE PREMIÈRE ERGASTE, F AB

Cet endroit-ci semble disposé à souhait pour la halte, le repas et la sieste : ces paysans nous axaient fort bien dit que nous trouverions une fontaine ombragée au faite de la montée. Vive la France! c’est un bon pays, et les gens n’v . sont, ma foi, point sots ! (.A Fabio, qui regardo au fond du théâtre.; Çà, viennent-ils, nos amis ?

FABIO

Le chariot monte la côte, Marielle et la Sylvia le suivent, et Florimond va de son pied, le fusil sur lepaule, battant les buissons et ses chiens.

EnGASTE.

C’est tout plaisir que de voyager par ce beau temps. Ce» montagnes du Dauphiné no balancent point la beauté de nos grandes Alpes; mais, en récompense, on s’y fatigue moins. Tu me semblés las, cependant. Qu’as-tu, Fabio? sais-tu que je te vois altéré, depuis quelque temps?

FABIO

Marielle assure que je grandis; il se le persuade, voulant toujours faire de moi un enfant.

ERGASTE

A vingt ans, on peut bien grandir encore!

' MARIETLE 307

A vingt ans. on est un homme.

F.RGASTE. !

Je te trouve le parler amer. A qui en as-tu ? à moi, peutêtre ?

A toi? Eh ! non.

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