‹ Théâtre de NohantChapitre 164 sur 208 · SCÈNE IX · texte numérisé non relu

SCÈNE IX

Lis Mêmes, PIERROT.

PIERROT, portant son chapeau plein d'avoine.

Salut à la compagnie ! (a Ergaste.) Dites donc, monsieur, votre cheval ne veut point manger l’avoine ; et si, la lui ai-je présentée avec civilité, là, dans mon chapeau, et sans le molester aucunement : eh bien, il a rechigné par trois fois, et, à la quatrième, il m’a voulu mordre ; cette béte-là est mal stylée, monsieur; c’est un mauvais naturel de cheval et je ne la veux point servir.

FLORIMOND

C’est ton grand chapeau qui lui fait peur, imbécile ! Et mes chiens ? as-tu pris soin de mes chiens ?

v PIERROT.

Oh ! pour ce qui est de vos chiens, monsieur, le vieux s’est couché bien raisonnablement dans les jambes du cheval ; mais le jeune a tout cassé, chaîne et collier, et il court les champs à cette heure ; par bonheur que mes oies sont rentrées !

MARIELLE

FLORIMOND, m levant.

Au diable tes oies, bélître ! c’est ainsi que tu as gardé mon chien ? Holà ! Artaban ! (Il sort en appelant et en sîITlant. )

ERGASTE, prenant le chapeau do Pierrot.

Allons, il faut bien que ce pauvre cheval mange ! (a Pierrot.) Donne-moi ça. (il sort.)

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