SCÈNE VIII
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Les Mêmes, DESŒILLETS.
MARIELLE.
Bonjour à vous, père Desœillets I Par quelle aventure vous trouvez-vèus sur nos chemins ?
MARIELLE
•K. 'U: ...» ipESOEILLETS, aprè» force révérences.
Je me rends aussi à Paris par Lyon, grâces rendues à vos bontés, monsieur Marielle. , .
MARIELLE*.
Je pensais que vous nous eussiez devancé de beaucoup ?
DESOEILLETS
Hélas ! monsieur, la maladie de ma femme m’a contraint de séjourner à Briançon, où force m’a été de la laisser à moitié rétablie, avep mes pauvres enfants. (Baissant la voix.) Je leur ai donné, pour subsister, la somme que votre libéralité m’avait octroyée, et je suis parti seul et à pied pour trouver quelque emploi qui me permette de les faire venir.
MARIELLE.
Pauvre vieux ! le voyage est rude à nos âges I Asseyezvous, Desœillcts, et mangez. (Baissant la voix.) Tout à l’heure nous verrons à vous fournir de quoi payer le coche.
DESOEILLTS.
C’est trop d’honnétetés, monsieur, vous êtes un dieu pour moi !
, , FLOR IMOND.
Ne mettez point les bouteilles de son côté; je n’ai pas fini de boire, moi !
- SYLVIA
Que vous êtes cruel, Florimond ! ce pauvre homme ne beit que de l’eau.
DESOEILLETS
Vos Seigneuries représenteront à Lyon, je suppose, durant quelques semaines? Elles y trouveront un beau théâtre tout neuf, en demi rotonde, avec des loges comme au Petit-Bourbon. Ah ! ce n’est plus le vilain jeu de paume des provinces ! Mais votre troupo de comédie n’est point au complet ?
MARIELLE.
Plusieurs des nôtres sont en avant; selon ma coutume, je voyage avec ma petite famille, mon vieux Ergasto, mon cher Fabio...
DESOEILLETS
Et mademoiselle... ou madame, que je n’ai point l’heur de connaître encore.
SYLVIA, h Mariette.
J’aime bien autant qu’il ne me remette point.
DESOEILLETS
Et M. Florimond est aussi de la petite troupe privilégiée? Je ne m’en étonne point, un si aimable cavalier!
Bien trouvé ! ah ! l’heureux compliment !
FLORIMOND
Par quelle sottise ai-je mérité les éloges de ce maroufle ?