‹ Théâtre de NohantChapitre 168 sur 208 · SCÈNE XIII · texte numérisé non relu

SCÈNE XIII

SYLVIA, pnis DESŒILLETS.

DESOEILLETS

Mademoiselle de Varennes...

sylvia, à part.

Il m’a reconnue !

DESOEILLETS

Pardonnez-moi, je devrais dire la signora Mariello...

SYLVIA

Je ne sais à qui vous parlez, monsieur. Je me nomme Sylvia.

DESOEILLETS

Oh ! comme vous voudrez, madame ! Je suis un homme sur qui l’on peut se fier, et je dois trop aux libéralités de monsieur votre rnari pour !o pouvoir trahir. La preuve, c’est que,

chargé par une certaine personne de ne vous point perdre de vue en voyage, le hasard seul m’a fait vous rencontrer ici, où je viens m’offrir à vous pour vous aider à rompre ses mauvais desseins.

Chargé par une certaine personne ?

DESOEILLETS

Par le prince de...

SYLVIA

Mais que puis-je redouter d’un homme qui n’a point de droits sur moi et qui n’est point en France, j’espère?

DESOEILLETS

Je l’espère aussi. Cependant les hommes puissants se tiennent tous et partout. 11 vous sera peut-être bon d’avoir sous la main un* esclave dévoué pour vous éclairor sur les démarches de votre ennemi. Je serai à Lyon aussitôt que vous. Là, vous pourrez disposer de votre très-humble, très-affectionné, très-soumis serviteur, (il salue trcs-bas et s'éloigne avec son paquet et son bâton.)

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