‹ Théâtre de NohantChapitre 97 sur 208 · SCÈNE XIII DURAND, sepl · texte numérisé non relu

SCÈNE XIII DURAND, sepl

C'est impossible ! Louise I... oh ! Louise I... aimer ce garçon-là? Non, il est fou ! Je le chasserai, je chasserai Louise s’il est vrai que... je la tuerai 1 (Silence.) Mais qu’est-ce que j’ai donc, moi? qu’est-ce que cela me fait?.,. Cela nie fait... cela me fait qu’elle est en quelque sorte ma fille adoptive, et que la fille de mon cœur et de mon intelligence no peut pas sa mésallier do la sorte! Quoil descendre des hauteurs où ma tendresse et mon admiration l’avaient placée pour tomber dans les bras d’un rustre I... Ah I les femmes ! On me l’avait bien dit que c’étaient les derniers êtres de la création! pt moi qui faisais d’elle un ange, une sainte! Voilà comme les savants n’enlendent rien, mais rien, à la vie réelle... Mais non, pon ! cent fois non ! Cela n’est pas, cela ne peut pas être. 11 faut que je lui parle, là, tout de suite, que je l’interroge jusqu’au fond de l’àmo, et que je la foule aux pieds si elle avoue... Mais qu’est-ce que j’ai doue ? Je n’ai jamais ressenti une pareille colère! C’est une colère fondée, oui, très-fondée, très-raisonnable. Une colère raisonnable?... Non, la colère ne l’est jamais. Je veux me calmer, je veux prendre l’air, marcher, respirer; oui, je veux chasser un peu, pour me remettre, (il piend son fusil.) Après quoi.., de sang-froid, avec calme... Sortons ! je me sens très-mal 1 (y croit sortir, fait le tour «te la chambre et tombe accablé devant son bureau, la tète dans ses mains, son fusil près de lui.)

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