SCENE II
GERONTE.
O vieillefTe facile! ô jeuneffe impudente! O de mes cheveux gris honte trop évidente! Eft-il deffous le Ciel père plus malheureux? Eft-il affront plus grand pour un coeur généreux? Dorante n'eft qu'un fourbe, & cet ingrat que j'aime, Après m'avoir fourbe me fait fourber moy-mefme, Et d'un discours en l'air qu'il forge en imposteur, Il me fait le trompette, & le fécond autheur. Comme fi c'étoit peu pour mon reste de vie De n'avoir à rougir que de fon infamie, L'infâme fe jouant de mon trop de bonté, Me fait encor rougir de ma crédulité.