AUGUSTE, CINNA
AUGUSTE
Prens un fiége, Cinna, prens, & fur toute chofe
Obferve éxa&ement la loy que je t'impofe,
Prête fans me troubler l'oreille à mes discours,
D'aucun mot, d'aucun cry n'en interromps le cours,
Tien ta langue captive, & fi ce grand filence
A ton émotion fait quelque violence,
Tu pourras me répondre après tout à loifir,
Sur ce point feulement contente mon defir.
CINNA
Je vous obéïray, Seigneur.
AUGUSTE
Qu'il te fouvienne De garder ta parole, & je tiendray la mienne.