‹ Théâtre de P. CorneilleChapitre 177 sur 254 · AUGUSTE, CINNA · texte numérisé non relu

AUGUSTE, CINNA

AUGUSTE

Prens un fiége, Cinna, prens, & fur toute chofe

Obferve éxa&ement la loy que je t'impofe,

Prête fans me troubler l'oreille à mes discours,

D'aucun mot, d'aucun cry n'en interromps le cours,

Tien ta langue captive, & fi ce grand filence

A ton émotion fait quelque violence,

Tu pourras me répondre après tout à loifir,

Sur ce point feulement contente mon defir.

CINNA

Je vous obéïray, Seigneur.

AUGUSTE

Qu'il te fouvienne De garder ta parole, & je tiendray la mienne.

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