‹ Théâtre de P. CorneilleChapitre 195 sur 254 · ACTE I, SCENE III · texte numérisé non relu

ACTE I, SCENE III

La vifion de foy peut faire quelque horreur,

Mais non pas vous donner une juste terreur.

Pouvez-vous craindre un mort ? pouvez-vous craindre un père,

Qui chérit voftre époux, que voftre époux révère,

Et dont le juste chois vous a donnée à luy

Pour s'en foire en ces lieux un ferme & feur appuy ?

PAULINE

Il m'en a dit autant, & rit de mes alarmes,

Mais je crains des Chrétiens les complots & les charmes,

Et que fur mon époux leur troupeau ramaffé

\Te venge tant de fang que mon père à verfé.

STRA TONICE.

Leur féete eft infenfée, impie, & facrilége,

Et dans fon facrifice ufe de fortilége ;

Mais fa fureur ne va qu'à brifer nos Autels,

Elle n'en veut qu'aux Dieux, & non pas aux Mortels,

Quelque fé vérité que fur eux on déployé,

Ils fou firent fans murmure, & meurent avec joye,

Et depuis qu'on les traite en criminels d'Etat,

On ne les peut charger d'aucun afTaffinat.

PAULINE

Tay-toy, mon père vient.

3"o POLYF.UCTE.

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