‹ Théatre de PicardChapitre 113 sur 406 · DURVILLE, DUHAUTCOURS, MADAME DURVILLE · texte numérisé non relu

DURVILLE, DUHAUTCOURS, MADAME DURVILLE

MADAME DURVILLE

Ah! mon ami, que viens-je d'apprendre V Est-il vrai que vous éprouviez des malheurs assez gi'ands pour ressentir de la gène dans vos négociations ?

DURVILLE

Ou'est-ce donc? qui vous a dit?...

MADAME DURVILLE

Personne ; mais j'ai cru entendre circuler des mots défavorables : on a l'air de me plaindre. La présence même de monsieur paraît redoubler les inquiétudes.

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DUHAUTCOURS.

;Mii présence? En vérité c'est trop plaisant.

DURVir.LE, à Duhaulcouis.

Eh bien, ma fêle double-t-elle mon crédit ?

DUHAUTCOURS.

Ah! le moyen commence ù devenir usé.

MADAME DURVILLE

De grâce, rassurez-moi ; quelles que soient vos infortunes, croyez que je saurai les supporter.

DURVILLE

Eh ! mais, mon Dieu! quel éclat vous faites! quelles alarmes ! A"oulez-vous chasser toute la société? Je voulais éviter celte fête. Vous avez tenu à vos idées; maintenautj sachez vous contenir.

DUHAUTCOURS.

M. Durville a raison : d'abord il est ct-rtain que madame n'a rien à crahidrc

DURVILLE

ISoUc ;:éparation de biens ne vous meL-elle pas à couvert ?

DUHAUTCOURS.

Si, après cela, M. Durvilie est forcé par des causes majeures de transiger avec ses créanciers...

MADAME DURVILLE

Transiger avec VOS créanciers ! Eh ! mais, mou ami. c'est une faillite!

DUILVUTGOURS.

Que voulez-vous? Les débiteurs ne payent pas.

DURVILLE

Vous-même , vous m'amenez cette demoiselle Delormo.

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