DURVILLE, DUHAUTCOURS, MADAME DURVILLE
MADAME DURVILLE
Ah! mon ami, que viens-je d'apprendre V Est-il vrai que vous éprouviez des malheurs assez gi'ands pour ressentir de la gène dans vos négociations ?
DURVILLE
Ou'est-ce donc? qui vous a dit?...
MADAME DURVILLE
Personne ; mais j'ai cru entendre circuler des mots défavorables : on a l'air de me plaindre. La présence même de monsieur paraît redoubler les inquiétudes.
116 ULHAUrCOURS
DUHAUTCOURS.
;Mii présence? En vérité c'est trop plaisant.
DURVir.LE, à Duhaulcouis.
Eh bien, ma fêle double-t-elle mon crédit ?
DUHAUTCOURS.
Ah! le moyen commence ù devenir usé.
MADAME DURVILLE
De grâce, rassurez-moi ; quelles que soient vos infortunes, croyez que je saurai les supporter.
DURVILLE
Eh ! mais, mon Dieu! quel éclat vous faites! quelles alarmes ! A"oulez-vous chasser toute la société? Je voulais éviter celte fête. Vous avez tenu à vos idées; maintenautj sachez vous contenir.
DUHAUTCOURS.
M. Durville a raison : d'abord il est ct-rtain que madame n'a rien à crahidrc
DURVILLE
ISoUc ;:éparation de biens ne vous meL-elle pas à couvert ?
DUHAUTCOURS.
Si, après cela, M. Durvilie est forcé par des causes majeures de transiger avec ses créanciers...
MADAME DURVILLE
Transiger avec VOS créanciers ! Eh ! mais, mou ami. c'est une faillite!
DUILVUTGOURS.
Que voulez-vous? Les débiteurs ne payent pas.
DURVILLE
Vous-même , vous m'amenez cette demoiselle Delormo.