DUIIAUTCOURS, PRUDENT, LEDOUX, GRAFF
DUHAL'TCOURS.
Or çà, vous savez vos rôles, le moment approche, recordons-nous. (a Ledoux.) Toi, tu es l'homme chargé de rédiger Facto, un de ces parasites de palais qui se font appeler hommes de loi, comme jadis les laquais s'appelaient bourgeois de Paris. Tu lis ton papier: à toutes les questions, à tous les reproches qu'on te fait, tu ne réponds autre chose, sinon que tu as été mandé pour préparer un contrat d'union, et que tu es absolument étranger aux intérêts des parties... Froid, impudent et laconique, voilà ton personnage.
LEDOUX
C'est entendu.
DUHAUTOURS, à Prudent cl à Giaff.
Vous autres, vous êtes deux créanciers: je vous ai exjiédié vos titres, (à Graff.) Toi, un gros négociant important, suffisant, tu as beaucoup d'humeur d'abord, tu suis la colère des autres; tu te consultes, tu t'apaises, tu signes le premier, et dans ta colère comme dans ta résignation, tu ne laisses échapper que des monosyllabes.
GRAFF
Que des monosyllabes.
DUHAUTCOURS, « Prudonl.
Toi, tu me ferais quelque bévue. Tu es sourd.
PRUDENT
Ah! je suis sourd?... J'étais bègue Taulrc fuis.