ACTE IV, nCENE II
DUHAUTCOURS.
Tu es sourd aujourd'hui. (luI donnant un cornet.) Voilà un cornet à l'aide duquel tu n'entends rien, même quand on crie ; tu prends l'acte, tu le lis attentivement ; tu balances, et tu signes après Graff. Point de confusion, point de fausse démarche, point de bavardage. C'est Durville que je crains le plus ; aussi incertain dans le mal que dans le bien. L'arrivée de ce Franval l'a tout à fait déconcerté. Je tremble qu'il ne lui survienne quelque retour de vertu. L'assemblée sera
chaude. (Appelant.) Écoute, toi Michel (a un valet qui entre.),
tu te tiendras à cette porte. Dès que tu entendras disputer dans ce salon, ne manque pas d'accourir tout effrayé, annonce à Durville qu'il vient de prendre à sa femme un évanouissement: il te suivra et je reste maître du champ de bataille, (lo valet sort.) J'entends du bruit; voilà nos gens: allons, Messieurs, attention à vos rôles, et méritez l'honneur que je vous fais en vous employant dans des affaires difficiles.