SCENE IL
DUHAUTCOURS, PRUT)ENT, LEDOUX, GRAFF, MARASGHINI, FIAMMESGHI, AUTRES CRÉAN- CIERS.
DUHAUTCOURS, allant au-devant des personnages qui entrent.
Donnez-^'ous la peine d'entrer, messieurs ; M. Durville va paraître dans l'instant. Asseyez-vous donc, je vous en prie.
MARASCHINI.
Nous asseoir!.... Il est poli.
DUHAUTCOURS.
Voilà un siège, monsieur GralT.
URAFF.
Mille remercîments, monsieur Duhautcours.
174 niHAUTCOLliS.
Vous restez debout, monsieur Fiammeschi ?
FIAMMESCHI.
Oui, monsieur, c'est mon habitude, (a Mai-asri.ini.) Qu'estce que c'est donc que ce M. Graff, comme il l'appelle ?
MARASCHINI.
Un de ses bons amis qui tait son état d'èlre créancier; je le parierais, sans le connaître.
laAMMESCHÎ.
Vous croyez?... Il a l'air d'un saint.
DUHAUTCOURS.
C'est une circonstance bien lâcheuse qui nous rassemble, messieurs.
GRAFF
Ah ! certainement bien fâcheuse?
DUHAUTCOURS.
Qui se serait douté hier, monsieur Fiammeschi, pendant qu'on admirait votre feu d'artitice, que ce matin nous nous trouverions ici comme créanciers de M. Durville?
MARASCniNI.
Créancier, vous !
DUH.VUTGOURS.
Hélas! oui, mon cher Maraschini, j'y suis comme vous, et c'est dur pour moi, qui ne suis pas avancé; eh bien, je n'ai pas eu le courage d'en vouloir h Durville. Il avait un air si pénétré... Oh! cet événement-ci le tuera ; et sa femme .. En vérité, cela tire les larmes des yeux.
ORAFF.
Cependant il est bien cruel de perdre.
FlAMMKSCm.
Eh bien, entendez-vous quelque chose à cet houunelii? Le voilà qui pleure à présent.