ACTE 1, SCENE VI
tin je n'ai pas eu le temps de vous le dire. Bref, je songe à la marier.
DORVILÉ.
Gomment, déjà!
GEORGETÏE.
J'ai dix-sept ans, mon parrain,
MADAME DE SAIXT-PHAR
Et qui fais-tu épouser à ta fille?
GEORGETTE
Mon cousin le maître d'école, madame de Saint-Phar.
MADAME DE SAiNT-PHAR.
Quoi ? ce pauvre diable de Marcelin?
DORVILÉ.
Mais tu n'y penses pas, père Delorme.
DELORME
Comment donc, monsieur Dorvilé ?
MADAME DE SAINT-PHAR
Fi! Georgette, quelle bassesse d'inclinations!
DELORME
Il est certain
DORVILÉ.
Ta fille est faite pour trouver beaucoup mieux qu'un Marcelin.
DELORME
Vous croyez?
DORVILÉ.
Cela gagne peu, cela mange tout.
Oh! il n'est pas riche.
DORVILÉ.
D'abord, je veux du bien à Georgette, je lui en ferai.
-23G l.r.S MAUIONNETITS.
MADAME DE SAINT-niAR.
El moi aussi, certainement, mais il ne faut, pas qu'elle épouse ce Marcelin.
DEI.ORME
Écoute donc, ma fille, voilà des réflexions que je n'avais pas faites.
GEORGETTE
Mais je vous demande pardon, mon père, vous les aviez déjà faites.
DELORME
Écoute, écoute ton parrain ot madame, ils ne parlent que pour ton bien.
DORVILÉ.
Eh! mon Dieu oui; la bienfaisance, c'est ma vertu, vous le savez.
MADAME DE SAINT-PHAR
Il est impossible que ma petite Georgette soit réellement éprise de ce maître d'école. Elle entendra raison: et si elle se conduit bien, je suis assez mécontente de ma femme de chambre, je la renverrai, et je donnerai sa place à Georgette.
DELORME
Eh bien, vous voyez la boulé de madame, ma fille.
Je vous remercie bien, madame de Sainl-Phar, mais je n'ai pas d'ambition.
MADAME DE SAINT-PIIAR
Pourquoi donc cela, mon enfant?
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