‹ Théatre de PicardChapitre 192 sur 406 · DORVILÉ, MADAME DE SAINT-PHAR, LÉONARD · texte numérisé non relu

DORVILÉ, MADAME DE SAINT-PHAR, LÉONARD

LÉONARD

Attendez-moi donc, monsieur Marcelin, comme vous courez ! Ah! monsieur et madame, votre serviteur.

j DORVILÉ.

Eh! mon Dieu, monsieur Léonard, qu'est-il donc arrivé à Marcelin ?

LÉONARD

Une bagatelle, il hérite de cinquante mille écus de rente.

DORVILÉ.

Marcelin !

MADAME DE SAINT-PHAR

Allons donc!

LÉONARD

J'ai chez moi le testament, le notaire qui Ta reçu, les titres des immeubles, un portefeuille considérable, et une liasse de lettres et de papiers quon n"a pas encore examinés,

DORVILÉ.

Cinquante mille écus de rente au maître d"école !

MADAME DE SAINT-PHAR

Bizarre fortune, comme tu te promènes!

LÉONARD

Il ne méprise plus les richesses, allez ; c'est un transport, un délire ! il ne parle que d'acheter, d'acquérir, de vendre.

MADAME DE SAINT-PHAR

D'acheter, dites-vous?

Il se défera des terres éloignées ; il prendra une maison à Paris; il voudrait trouver un domaine dans ce pays.

MADAME DE SAINT-PHAR

Dans ce pays! Ne partez plus, mon frère.

DORVILÉ.

Je vous entends, ma sœur.

LÉONARD

Excellente affaire pour moi! j'aime à voir travailler dans mon étude, je ne m'en cache pas ; et comme j'ai toute la confiance du lécrataire...

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