ACTE II, SCÈNE IV. 2i
DORVILÉ.
Vous avez la nôtre aussi, monsieur Léonard, vous le savez,
MADAME DE SAINT-PHAR
Tout le monde n'est pas heureux le même jour.
DORVILÉ.
Marcelin n'aura pas manqué de vous apprendre ce qui nous est arrivé.
LÉONARD
Ah! bien oui, il a bien le temps de s'occuper des autres ! C'est le père Delorme et sa fille qui m'en ont glissé deux mots, et qui m'ont quitté pour aller raconter les deux nouvelles à leurs amis.
MADAME DE SAIXT-PHAR
Vous vovez.
LÉONARD
Vous ne doutez pas de la part que je prends... quand on aime les gens d'inclination... Marcelin doit placer chez moi tout ce qu'il n'emploiera pas sur-le-champ. Très-bonne affaire .
DORVILÉ.
Oui vraiment, monsieur le notaire. Quant à nous, cette fâcheuse nouvelle de tantôt n'est pas si foudroyante, mais enfin elle nécessite dans ma fortune des arrangements... N'est-ce pas vous qui, il y a quelques années à peu près, m'avez fait acheter ce château?
LÉONARD
Oui ; j'ai la minute dans mes cartons.
MADAME DE SAINT-PHAR
Faites-nous le vendre aujourd'hui à Marcelin.
LÉONARD
A Marcelin !
DORVILÉ.
Vous savez ce que valent les terres.
LÉONARD
C'est mon état.
MADAME DE SAIXT-PHAR
Nous nous en rapportons à vous.
Trop honnête.
MADAME DE SAINT-PHAR
Nous n'oublierons pas les épingles de madame Léonard.
DORVILÉ.
Ni le pot-de-vin d'usage, monsieur Léonard.
LÉONARD
Fi donc! monsieur et madame: ce n'est pas rinlérêt... Comptez sur moi.