ACTE II, SCENE X
VALBERG
Attendez donc, je me le rappelle, j'ai eu le plaisir de le voir; je connais tout le monde moi : un très-galant homme ! Et il est mort I Parbleu je me félicite de retrouver un de ses parents
MARCELIN
C'est moi, monsieur, qui suis enchanté. Comme je vous disais mon cher Dorvilé, l'entrée est mesquine.
VALBERG
C'est ce que je vous ai toujours reproché.
MARCELIN
C'est surtout cette boutique d^écrivain qui nuit à l'ensemble.
VALBERG
Ah! lécher Dorvilé se serait foit un scrupule de vous déplacer.
nORVILÉ.
Parbleu !
MARCELIN
Oh! oui, il avait pour moi des égards; mais moi je rachèterai le droit de la commune, et je médite déjà un plan de nouvelle construction.
VALBERG
Oui, on peut donner à l'avenue une tournure mélancolique et champêtre. Permettez que je m'établisse votre architecte ; nous avons quelque goût, quelque teinture des beaux-arts.
DORVILÉ.
C'est un homme universel que ce cher Valberg,
Eh bien, monsieur, nous causerons, nous verrons ; et puis ce n'est pas tout, mon nouvel ami ; vous habitez la ville voisine ; je vous en prie, dites à tout le monde
qu'on vienne me voir, qu'on sera bien reçu ; je ne veux pas qu'on s'aperçoive que le château a changé de maître.
VALBERG
C'est tout ce que je demande, monsieur; il est déjà si cruel de perdre un voisin, un ami comme M. Dorvilé.
MARCELIN
'Mais vous ne le perdrez pas : il viendra passer quelque temps chez moi, avec son aimable sœur. Or çà, maintenant c'est M. [A'onard qui nous manque.