ACTE 11, SCENE I. S
VERNON
Je Testime beaucoup, véritablement: mais je ne crois pas qu'on puisse...
M.\DEMOISELLr; VERXON.
De la di-crétion: cl puis, vous craignez Riflard.
VERNON
îsi son épée ni ses galanteries ne sont faites pour m'efTrayer; je ne pense pas à madame Senneville. Nous sommes engagés à dîner demain chez elle avec madame Guibert et sa fille.
MADEMOISELLE VERXOX.
Oh! je n'irai pas. C'est bien assez de me trouver ce soir avec elles à l'assemblée chez madame Senneville. Mademoiselle Guibert, une enfant qui fait la grande personne, et madame Senneville qui fait encore la jeune. C'est celle-là qui bien certainement est mon aînée.
VERNON
Tout comme tu voudras; ces deux étrangers en seront.
MADEMOISELLE VERNON, loule radicule.
En seront! en vérité?
VERNON
Cela change la thèse, n'est-ce pas? et tu viendras. A propos, il est temps, je crois, que nous nous occupions de nos affaires, de noire partage; moi, je ne veux pas avoir de procès avec toi.
MADEMOISELLE VERNON
Comment, est-ce que je suis majeure?
VERNON
A trente-cinq ans! Tâche donc de te guérir de cette manie de jeunesse.
MADEMOISELLE VERNON
Et VOUS de celte manie de procès.
VERNON
Crois-tu que ce soit pour mon plaisir que je plaide. Si l'on me demande, je reviens tout à l'heure. Je ne vais que chez mon huissier directement, (ii sort.)