SCÈNE IL
MADEMOISELLE VERNON, seule.
Comme les frères sont peu galants! Heureusement le monde me voit avec d'autres yeux. Ce jeune homme, surtout m'a lorgnée d'une manière si tendre!... Et comme il a causé avec son ami et la petite servante de cette auberge ! Et cette petite fille, que j'aime de tout mon cœur, s'est hâtée de me rapporter tous ces propos, qui vraiment sont flatteurs pour une demoiselle. Mais voyez pourtant à quoi la négligence de mon frère m'expose... Enfin, me voilà seule dans la maison: ce jeune homme paraît fort aimable; mais je ne le connais pas... N'est-ce pas lui précisément qui sort de l'auberge avec son ami. Hâtons-nous de rentrer. Ah! mon frère, mon frère, vous n'êtes pas digne, en vérité, d'avoir une jeune personne sous votre tutelle, (eiio rentre.)