ACTE IIL SCÈNE VI
dont je vous ai parlé hier: et monsieur est le digne, rintéressant Marcelin, dont je vous ai parlé aujourd'hui.
CÉLESTINE, l.as à sonfrtre.
Ahl c'est monsieur... Dame, vous me dites le plus riche, je jugeais par rhabit. (Haut.) Monsieur.,.
MARCELIN
Oui, mademoiselle; c'est moi qui .suis enchanté, (oas à madame de Saint-Phar.) Elle a un petit air évcillé qui inspire la gaieté.
MADAME DE SAIXT-PHAR
Oui, un air niais qui fait rire.
VALBERG
Saluez donc madame, ma sœur ; c'est la sensible amie...
MADAME DE SAINT-PHAR
Dont vous avez parlé hier à mademoiselle, n'est-il pas vrai?
VALBERG
Précisément.
CÉLESTINE
Madame, j'ai bien l'honneur... (oasàson n-ôre.) Est-ce la dame qui a des prétentions?
VALBERG, bas à sa sœur.
Tai.s-toi donc, (a Marcelin.) Vous m'avBZ si bien reçu, votre cœur et le mien du premier abord se sont si bien répondus, que j'ai cru ne pas devoir perdre un moment pour vous faire connaître une sœur chérie. L'amitié, la nature se partagent mon âme.
Oui, la nature, ramitié; moi j'aime mieux les bonnes actions que le beau langage.
VALBERG
C'est très-juste, ce que vous ditcs-là, mon cher Dorvilé.
280 LLS MAKIO.WETTES.
CÉLESTINE
Oui, monsieur; Téloge que mon frère m'a fait de vos grandes qualités, m'a inspiré pour vous une estime...
DORVILÉ. à part.
Croyez mademoiselle, que votre frère et vous n'êtes pas les seuls qui ayez conçu beaucoup d'estime pour monsieur.
MARCELIN
Ma foi, messieurs et mesdames, vous m'enchantez; quand je ne devrais à ma fortune que l'avantage de me procurer des assurances aussi unanimes d'une parfaite amitié, je lui aurais de grandes obligations.
VALBERG
Ah ! l'amitié... Est-ce donc la fortune qui l'inspire? A la bonne heure, je suis franc; il est doux d'être l'ami d'un" homme riche ; mais ce qui fait vraiment naître l'amitié, c'est une secrète impulsion, une certaine sympathie dans l'amour.
CÉLESTINE
Oui, comme dans l'amour. Je suis aussi franche que mon frère...
MADAME DE SAINT-PHAR
C'est ingénu.
CÉLESTINE
Hélas! oui, je suis naïve, timide, modeste et silencieuse.
VALRERG.
Oui, ce sont des vertus de famille chez. nous, (na-^ i f^n .sn-ur.) Tais-loi donc.
CÉLESTINE, à son M\\\
Ai-je dit une sottise?