‹ Théatre de PicardChapitre 222 sur 406 · ACTE III, SCENE VI · texte numérisé non relu

ACTE III, SCENE VI

DORVILÉ.

Oui, c'est dommage. Il part ce soir avec nous pour Paris.

CÉLESTINE, à son frère.

Ah ! mon Dieu ! il part pour Paris, mon frère.

VALBERG

Vous partez ?

M-S-RCELIX.

Vous sentez que je suis impatient de me rendre à Paris, c'est la patrie des gens riches.

CÉLESTINE

Ah! mon Dieu! et moi qui ai congédié mon cousin.

VALBERG

Quelle heureuse rencontre, mon cher Marcelin ! nous partons avec vous.

DORVILÉ.

Comment, vous iriez à Paris?

CÉLESTINE

Nous irions à Paris, mon frère?

VALBERG

Oui, ma bonne sœur; je sais que tu le désires, et puis j'ai quelques intérêts à y régler.

CÉLESTINE

Ah ! quelles délices !

MADAME DE SAINT-PHAR

Et votre emploi, qu'est-ce qui le remplira?

VALBERG

J'ai un commis, j'ai un congé.

MARCELIN

A merveille, je vous emmène tous; nous avons une berline aussi grande que la diligence.

CÉI.ESTINE.

Ail ! quel plaisir, à Paris, les promenades^ les spectacles, les modes...

VALBERG

Et les malheureux que vous visiterez, que vous soulagerez; voyage véritablement sentimental.

MARCELIN

Nécessaire. J'ai besoin de me former à l'école du monde. M. Dorvilé et sa sœur veulent bien me servir de guides, de menlors.

CÉLESTINE

Oh ! que j'aurai bientôt pris les grâces, les manières, les façons.

MARCELIN

C'est cela, nous ferons un cours complet d'usage et de bon ton; madame me formera, je formerai mademoiselle.

MADAME DE SAINT-PHAR

Qu'est-ce que vous dites donc?

MARCELIN

Pardon, c'est la gaieté, la joie...

VALBERG

Madame est bien en état de donner des leçons.

MADAME DE SAINT-PHAR

Vous me dites une impertinence.

VALBERG

Je ne m'en doutais pas.

DORVILÉ, s'cmporl;int.

Oui, vous êtes un ingrat; nous connaissons vos vues secrètes.

MADAME DE SAINT-PHAR, ù sor. frèro.

Taisez-vous donc.

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