SCÈNE VL
GASPARD, DORVILÉ, MADAME DE SAlNT-PHAR, VALBERG, CÉLESTINE.
MADAME DE SAlNT-PHAR, an-ivaul.
Oue viens-je d'apprendre? (juelle étrange nouvelle cette petite sotte de Célcstine vient-elle de confier tout bas à son frère? Ils ne se doutaient pas que je les écou'' taiSi
DORVII.É.
Eh! mon Dieu, ma sœur, il paraît qu'elle ii'^'st que trop vraie.
VAT.BERG, air^vanl avec sa sœur.
Cela n'est pas possible, c'est un conte qu'on vous aura fait, ma sœur.
GASPARD, à pari.
A merveille, les voila tous.
àii Ll> MAmo.\M:TrE>.
DORVILÉ.
Uni, iiui sœur. Marcelin est déshérité.
CKf.ESTINE.
Là, je lïe voulais le dire qu'à vous : mais, puisiiu^on le sait, il y a un second testament, \in codicille.
DORVILK.
C'est Georgette, sa cousine, qui est instituée légataire universelle.
GASPARD
Un instant, s'il vous plaît, messieurs et mesdames; comme vous vous pressez de déshériter les gensl Voilà bien une lettre du testateur, postérieure au premier testament, où il se plaint de la conduite de Marcelin, où il parle avec in.térêt de la petite Delorme, où il semble annoncer de nouvelles dispositions, mais c'est tout.
DORVII.l':.
C'est bien assez.
MADAME DE SAIXT-PHAR
Voilà la vente de notre château annulée, mon frère ; mon hypothèque perdue.
DORVILK,
J'en ai peur; mais non, ma filleule est si bonne fille.
CÉLESTINE
Votre filleule! Cette paysanne de tantôt; il faudrait voir cette petite Delorme.
Oui vraiment, on ne risque rien.
GASPARD, ;\ part.
Bien, mes anus; agitez-vous, inquiétez-vous, suivez les mouvements que je vous donne.