‹ Théatre de PicardChapitre 261 sur 406 · MARCELIN, GASPARD, GEORGETTE, DELORME, LÉONARD · texte numérisé non relu

MARCELIN, GASPARD, GEORGETTE, DELORME, LÉONARD

Mais si c'est ma fille que cela regarde, monsieur Léonard, pourquoi ne pas me communiquer....

LÉONARD

Non, ce n'est qu'en présence de Marcelin....

DELORME

Eh bien, tenez, le voilà, Marcelin.

GASPARD

Venez, père Delorme, admirer la conduite de votre fille. Oui, elle est riche, et elle épouse Marcelin.

DELORME

Comment ! tu l'épouses?

GASPARD

Qu-elle délicatesse! quel héroïsme! Que vous êtes heureux d'avoir une fille semblable!

DELORME

Très-heureux, assurément; c'est superbe, c'est magnifique, (a sa fille.) Es-tu folle ?

LÉONARD

Elle l'épouse : oh ! bien ! maintenant, je puis parler, n'est-ce pas?

GASPARD

Pas du tout, c'est encore moi qui parlerai; toute la fortune de votre fille est une chimère, père Delorme.

DELORME

Gomment, une chimère !

MARCELIN

Que dites-vous? Mais cette lettre....

LÉONARD

Elle est vraie, lisez celle qui l'a suivie.

GASPARD

Un legs de trente mille francs à mademoiselle Delorme; confirmation du testament: invitation à Marcelin d'épouser Georgette : mais j'ai pensé qu'il valait mieux devoir votre mariage à votre inclination mutuelle qu'au désir du testateur.

GEORGETTE

Vous repentez-vous, mon cousin? Vous êtes libre.

'Son. n'essayez pas de réveiller mon ambition, ma vanité, elles m'ont fait trop de mal.

DELORME

Bien, mon gendre; point de vanité, point d'orgueil, suivez l'exemple de ma fille; vous avez vu comme elle s'immolait : suite de l'éducation que je lui ai donnée.

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