SCÈNE XIV
PHILIBERT CADET, PASTOL'REAU.
PASTOUREAT-.
Monsieur, je serai ravi de faire la route avec vous.
PHILIBERT CADET
Monsieur, je serai trop heureux, si ma société peut vous être agréable.
PASTOUREAU
Dans le premier moment, j'ai trouvé le cousin Duparc un peu indiscret de me donner pour compagnon de voyage un homme que je n'ai pas l'honneur de connaître; mais la manière dont vous vous présentez... Et puis, il était l'ami de monsieur votre père.
PHILIBERT CADET
Ah! mon père était son ami? C'est possible. Je me souviens qu'étant tout petit, j'ai vu chez ma mère un notaire de Paris... 'a part.) Le cousin Pastoureau a une petite voix douce qui prévient en sa faveur.
PASTOUREAU
Monsieur est-il déjà venu chez mon cousin Duparc?
PHILIBERT CADET
Jamais.
"PASTOUREAU
Charmante maison, point de gène; on y est comme chez soi.
PHILIBERT CADET
C'est ce qu'il me faut.
PASTOUREAU
Bosquets romantiques, bonne table, un billard. Jouez-vous au billard?
PHILIBERT CADET
Un peu.
PASTOUREAU
Nous verrons votre force. Je suis élève du garçon du café Turc. Ma petite cousine Sophie Duparc est une personne fort intéressante. Je l'ai vue naître: j'élais bien jeune. Elle promet d'avoir beaucoup de sensibilité. Mais nous causerons aussi bien dans le cabriolet que dans la rue. Eh ! Jacques, ôte la couverture du cheval.
(il sorl.) PHILIBERT CADET.
J'aime la campagne, moi: on y joue des proverbes, des charades, on y fait des niches. Gomme je vais me divertir chez mon ami Duparc, que je ne connais pas !
PASTOUREAU, reparaissant dans le fond.
Yenez-vous, monsieur?
PHILIBERT CADET
Me voilà, monsieur. U sort avec PasUureau, au moment où Comtois entre.)