ACTE I, SCÈNE XVI
COMTOIS
Personne, monsieur.
PHILIBERT aîné.
Ce message tarde bien. Oh! l'on va venir, et me voilà prêt. Tout en m'habillant, j'ai fait trois couplets, et pour peu que ce monsieur avec qui je voyagerai ne soit pas trop bavard, j'en pourrai faire un quatrième pendant la route. Cette invitation se fait bien attendre. Comtois, comment me trouves-tu ?
COMTOIS
A merveille, monsieur.
PHILIBERT aîné.
Ah! mon cher Comtois, jamais je n'ai eu si peur de ne pas paraître assez aimable. (Tirant sa montre.) L'heure se passe, etje ne vois paraître ni l'invitation, ni ce cousin qui doit venir me prendre. Pour le coup, ce n'est pas sans raison que je m'alarme. On ne vient pas. Comtois, frappe à cette porte. Demande M. Duparc, madame Dervigny, une servante, un valet. Attends, je frappe moi-même. Mille chimères, mille idées fâcheuses me passent par la tête.
(Philibert aîné et Comtois frappent tour à tour, et à coups redoublés, à la porte de Duparc.)
PHILIBERT aîné.
Eh bien , voyez si ce portier répondra.