‹ Théatre de PicardChapitre 325 sur 406 · PHILIBERT CADET, MARIANNE, JOSEPH, PASTOUREAU · texte numérisé non relu

PHILIBERT CADET, MARIANNE, JOSEPH, PASTOUREAU

PHILIBERT CADET

Diable ! moi qui suis déjà tout étourdi de ma séance sur l'escarpolette, un pareil accueil n'est pas fait pour remettre. Eh bien , monsieur Pastoureau, puisque c'est à vous à m'expliquer. ...

PASTOUREAU

Monsieur, je vous dirai... (a pari.) J'ai pris là une commission qui ne laisse pas d'être fort désagréable. Haut.) Monsieur, je suis chargé par le maître de la maison, dont j'ai l'honneur d'être le parent, de vous apprendre qu'il y a eu erreur dans son invitation.

PHILIBERT CADET

Gomment !

PASTOUREAU

Je me sers d'un terme poli pour vous faire entendre...

PHILIBERT CADET

Quoi ?

MARIANNE , lui Jtuuiaiil Sun chapuaii.

Voilà votre chapeau, monsieur.

PHILIBERT CADET

Ah! ah! vous croyez que je suis de trop ici.

PASTOUREAU

Pi donc ! M. Duparc sait trop bien les lois de la politesse et de l'hospitalité.... Mais il craint que, ne connaissant ici que M. Derlac, vous ne so/ez gêné, mai à votïe ai*e.

Si

PHILIBERT CADET

Pas du tout.

PASTOUREAU

Pardonnez-moi, vous vous ennuieriez avec nous.

PHILIBERT CADET, un peu en eolùrc.

Monsieur Pastoureau

PASTOUREAU, de même.

Eh bien, monsieur... (En se radoucissant et d'un ton scutinicn-

i;ii.) Monsieur, remarquez qu'on ne vous prescrit rien, qu'on vous prie seulement de considérer s'il ne serait pas plus généreux à vous.... Oui, monsieur, par égard, par procédé....

PHILIBERT CADET^ cclalanl de rire au nez de M. Pastoureau.

Par procédé ! Oh ! par ma foi, mon cher monsieur Pastoureau, vous vous entendez à merveille à tourner les petits compliments qu'on vous charge de faire : vous y mettez une fermeté de caractère et une douceur d'organe qui enchantent et qui désarment : on obtient tout ce qu'on veut de moi en m'attaquant par les sentiments.

PASTOUREAU

Je vous ai bon gré de prendre ainsi la chose.

PHILIBERT CADET

Il paraît que ces bonnes gens se sont décidés.... Je me décide aussi. Monsieur Pastoureau, je vous ai vaincu aii billard, je ne veux pas vous vaincre ailleurs. Je ne suis pas mécontent de ma matinée ; j'ai respiré l'air de la campagne, je vous ai gagné votre argent. Je ne quitte pas encore le pays ; nous nous reverrons ce soir à la fête du village, et si vous pouvez disposer d'une place dans votre cabriolet en retournant à Paris, je vous prie de me la conserver. Je vous salue de tout mon coeurs (ii sort ©t, en

sortant, il embrasso do nouveau Marianne. )

ACTK II, SCV.SK XXII. 423

JOSEPH

Bon voyage. Je vais fermer la porte sur lui. fii sort.)

MARIANNE

Nous voilà délivrés d'un fier intrigant. (Eiiesori.;

PASTOUREAU, posnnt son chapeau sur une chaise.

Il n'y a plus que des honnêtes gens de la maison : j'y peux rester.

FIN' Dr riEfXIKMK ACTF.

i"2i I.E^î OErX PHII.IRFRT.

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