‹ Théatre de PicardChapitre 326 sur 406 · SCÈNE I · texte numérisé non relu

SCÈNE I

PHILl£)h,R7 (jADET, seul, les mains derrière le dos, fredonnant un air entre ses dénis.

Je me suis bien promené à la foire. Pour un petit endroit comme celui-ci, elle est très-belle. J'en ai vu toutes les curiosités, et me voilà revenu à la grille de la maison de M. Duparc. C'est un affront qu'ils m'ont fait là, pourtant ; il faut que je sois aussi bon enfant que je le suis pour ne pas leur en demander raison. Ils sont à table, je crois. Eh bien! je ne regrette pas leur dîner; il aurait fallu peser mes paroles... Le bon ton!.... le bon ton ne vaut pas la gaieté. En riant. ^ Parlez-moi de la mauvaise société, c'est là qu'on s'amuse. Cette bonne grand'maman, qui me jetait pour ainsi dire sa petite-fille à la tête.... Tout est manqué: je ne m'en pendrai pas. S"il est vrai cependant que la jeune personne m'aime. ...Des parents, contrarier ainsi Tinclination de leur enfant ! C'est bien mal. Quant à moi, d'abord, est-ce un si bon parti? Il y a beaucoup de gens qui brillent, et qui n'en sont que moins riches. Et puis, suis-je né pour me claquemurer dans un ménage avec une femme et un troupeau d"enfants? Et d'ailleurs ne serait-ce pas faire tort à mon frère? C'est lui qui doit se marier : moi, je dois faire fortune pour laisser tout à lui et à sa tamille. Oui, c'est un devoir ; par amitié, par reconnaissance pour mon frère, il

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