‹ Théatre de PicardChapitre 335 sur 406 · SCÈNE VII · texte numérisé non relu

SCÈNE VII

PHILIBERT AINE, PHILIBERT CADET

COMTOIS, sortant de la grille. COMTOIS.

Ah! monsieur, j'ai tout appris: un intrigant, un chevalier d'industrie a pris votre nom, s'est présenté à votre place, a été admis, s'est fait«chasser.

PHILIBERT aîné.

Eh ! je le sais.

PHILIBERT CADET

Eh! mon Dieu! oui, mon pauvre Comtois, nous savons tout: c'est moi qui suis l'intrigant.

COMTOIS

Quoi! monsieur, vous êtes ici! quoi, c'est vous? Eh! mais, c'est donc un démon acharné après vous que monsieur votre frère. (.\ Philibert cadet.) Pardon, monsieur....

PHILIBERT CADET

Je te pardonne. Comtois ; tu û'en saurais trop dire.

ACT1-: 111, SCENE Vlll. i3a

COMTOIS

Et, ce n'est plus un mystère, M. Uuparc, pressé par les circonstances, vient de promettre sa iille et la place à M. Pastoui^eau, l'un de ses cousins.

PHILIBERT aîné.

Se peut-il '?

PHILIBERT CADET

C'est celui qui m'a amené dans son cabriolet.

C'en est l'ait, il n'y a plus d'espoir.

CO.MTOIS.

Pardonnez-moi, mon cher maître, il y en a encore. Si vous parvenez, si je puis parvenir à vous feire parler à quelqu'un de la maison.... Ils verront bien que vous avez un autre ton, d'autres manières, (eu paiiani ainsi, Comtois arrange la cravate cl les cheveux de son maitrc, il Ole avec un mouchoir la poussière de l'habit. Philibert cadet tire son mouchoir de sa poche, et ôte de son côté la poussière qui est sur le chapeau de sou tVèrc.) llS ne

veulent pas vous recevoir. Eh bien , je trouverai les moyens de vous les amenei'; oui, monsieur, il y a dans cette maison une femme de chambre qui me paraît fort compatissante.

PHILIBERT CADET

C'est celle que je voulais embrasser.

COMTOIS

Si je peux la décider à venir vous trouver, j'espère encore, (ii son.)

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