‹ Théatre de PicardChapitre 336 sur 406 · SCÈNE VIII · texte numérisé non relu

SCÈNE VIII

PHILIBERf AINE, PHILIBERT C.\1)ET.

PHILIBERT CADET

Oui, reprends courage : nous te restons : veux-tu quti j'afTronte la colère du pèi'e, celle de la grand'mère, de

434 LES DEUX l'IIlIJHKHT.

la jeune fille; que je m'accuse, que j'appelle en duel ce monsieur Pastoureau ?

IMIII.IBKUT AIXH.

Eli! non, je l'eu prie, je l'en conjure; lune m'as déjà fait que trop de mal; ne le miMe de rien; Bctournc il Paris.

PHILIBERT CADET

(Jommenf? que je ne me môle de rien! Eh! quoi! lorsque je suis guidé par l'amour fraternel le plus pur, le plus désintéressé.... T.u as raison: je gâterais tout, j'en suis capable; mais je suis trop inquiet. Au lieu de retourner à Paris, je rentre au billard, et je 'l'en prie, tiens-moi au courant de ce qui t'arrivera. Si tu as besoin de moi, je suis là. Mon pauvre frère! quelle désolation pour moi, tiens, vois-tu mes larmes ? (u piemc et s'essuyo les yeux avec son niouihoir.) Bonne cliance, c'est ce que je te souhaite, et à moi aussi. Mais je suis plus siir de mon fait que tu ne l'es du lien. Je gagnerai au billard, c'est certain. Épouseras- lu ta maîtresse? c'est douteux. Surtout ne retourne pas à Paris sans moi. (ii renire

au billard.)

PHILIBERT AÎNÉ, ^ciii.

Sa main promise à un autre ! et Clairvillc lui-mèmd qui refuse d'écouler mon valet! Je le conçois; avec ses scrupules

Page 1