‹ Théatre de PicardChapitre 338 sur 406 · SCÈNE X · texte numérisé non relu

SCÈNE X

PHILIBERT aîné, COMTOIS, MAUIANNK JOSEPH.

Ma femme eu couversatioa avec deux jeunes gens I On en chasse un, il en revient deux.

COMTOIS

Moucher monsieur, au lieu de gronder voire femme, aidez-la; joignez-vous à elle pour tâcher de l'aire rendre justice à mon înaîtrc.

MARIANNE

Eh! mais, mon ami, .ce jeune homme est bien difTél'ent du premier: il a bon ton, bonnes manières; il est amoureux.

JOSKI'H.

Amoureux I

MAIUANNH.

De mademoiselle.

l'Ull.JBKHl' AINK,

Mes vues sont pures, légitimes; je ue demande qu'à parler à M. Duparc, à Mme Dervigny. Tenez, prenez ceci.

Il hii (jonno .lo large:) l.l Si VOUS lUC rcfuSCZ, je SUIS bicU Ù

plaindre : prenez, prenez encore.

,i()Si.;iMi. M<Mi--ieui'. \ou>uu.' loueluv,. vous m'alleudrissez.

MAHIANNl-;.

(>hl pai' ma loi. ji' ne- sauivtis lui tenir rigueur plu?; longtemps. Ecoillez, si nous vous annonçons, on nouï^ grondera, et Ton ne voudra pas vous voir. On est sorti

ACTI-: m, sc.KM-: x. «y

de table : les uns vont faire de la musique, les autres vont se promener. Je vais tâcher d'attirer monsieur et madame de ce côté, (riic sort.'

JOSKI'II.

Où vas-lu donc, ma femme'? Un moment.

COMTOIS, ivtonant .loscpli.

Si, pour l'aire connaissance, vous vouliez accepter de vous rafraîchir à cette maison que voilà, d imiiquo le mbuic

:'i côté (lu cafo.

JOSKI'II.

Monsieur (.\ pari.; Le mailre me donne pour boire,

Je valet me paye à boire; ce sont d'honnêtes g-en^.

COMTOIS, à Pliil.bcrt ain^.

Vivat', les valets sont pour nous.

PHILIRERT AINK.

C'est quelque chose.

COMTOIS

C'est beaucoup : je m'y connais. . Comtois et Joseph cntro-i au cibarel en se faisant d-? grande- politesses. Comtois force .losepli à entrer le premier.)

PHILIBERT aîné. seul.

Allons, voilà mes affaires en assez bon Iraiu.

On cnlond Philibert cadet dar.> li- l.i'lar.l. PHILIBERT CADKr.

J'ai touché, monsieur: je suis sûr que j'ai louché.

TNE VOIX.

Non, monsieur, vous n'avez pas touché.

PHILIBERT CADET

Je m't'U rapporte à la paierie. Parlez, messieiu's.

PHILIBERT aîné.

Allons, voilà mon frère qui so dispuh^ ;)u liill iid.

PHILIBERT CADET

Fort bien; vous êtes tous contre moi. Une autre partie.

PHiLiBERr aîné.

Qu'il joue, qu'il se dispute ; il ne me nuira pas, au moins.

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