SCÈNE X
DURYILLE. DUHAUTe.OURS. MADAME DUR VILLE.
MADAME DURYILLE.
Entendez-vous, monsieur Crépon, la plume un peu penchée en avant, et cela sera divin, divin... Monsieur, je vous salue. Ah! mon ami, que j'aurai un joli bonnet! sans prétention, mais si élégant...
DURVILLE
Je suis bien aise de vous voir, madame: j'allais passer chez vous: c'est avec regret que je vous Tannonce. mais la fête ne peut pas avoir lieu ce soir.
MADAME DI'RVILLE.
Comment ! vous plaisantez sans doute?
DURVILLE
Non, je parle très-sérieusement.
MADAME DURVILLE
Mais vous perdez donc la tète? Ehl quoi, tous nos amis priés depuis huit jours! les billets d'invitation distribués! les jardins déjà illuminés! et ma jolie parure que personne ne verrait! C'est une horreur que vous ne vous permet Irez pas.
DURVILLE
J'en SUIS fiiché: mais il faut envoyer à l'instant chez tous nos amis, et leur mander qu'une affaire, un événement imprévu ne nous permet pas de les recevoir.
MADAME DURVILLE
A cette heure-ci, on ne trouvera personne. Vous voulez donc me faire mourir, me rendre malade: je n'oserai plus me montrer nulle part.