DUIIAUTCOUHS
DUHAUTCOURS.
Impossible. Les affaires de cette nature demandent à être menées chaudement. Il faut emporter d'assaut les signatures pour arriver aux trois quarts en somme.
DVRVILLE.
J'aurais voulu me débarrasser de mon neveu. Je le renvoie à son père.
DUHAUTCOURS.
Vous craignez votre neveu! Oh! pour le coup, c'est trop plaisant. Un enfant, un petit jeune homme qui fait le pédagogue avec vous, et qui se permet de me regarder de travers ! Craignez plutôt que ce Franval, ce négociant de Marseille, ce créancier de cinquante mille francs n'arrive à Paris avant l'opération. Vous me l'avez peint comme un homme intraitable...
DUR VILLE
Je ne lai jamais vu : mais d'après sa correspondance...
DUHAUTCOURS.
Bon! il n'en vaut pas mieux qu'un autre, je le parierais; mais il faut le prévenir. Si vous retardez d'un moment,, tout est perdu.
DURVILLE
Eh bien, j'aime mieux remettre la fête; oui. Ce sera difficile.
DUHAUTCOURS.
Vous avi^z tort ; mais vous le voulez.
Le lendemain d'un bal, cela serait d'un scandale!
DUHAUTCOURS.
Allons, les plaisirs après les affaires.
DURVILLE
Je vais envoyer contri'-ordre chez toutes les per.sonnes
ACTK I. SC.KNi; IX. 1:21
invitées ; je ferai entendre raison à ma femme. Mais vous oubliez le point imporlanl : à quel taux se f(mt aujourd'hui les...
DUHAUTGOURS.
Les?
DTRVILLE.
Oui, les... A^ous m'entendez bien.
DUHAUTGOURS.
Ah! les arrangements? A douze, oui, à douze. C'est dommage que vous ne puissiez pas attendre la fin du mois. M. Desbilans assure qu'ils se feront à dix et même à huit.
DURYILLE.
Ah ! c'est trop peu.
DUHAUTGOURS.
Oui, c'est trop peu. Vous donnerez vinsl ; il faut être honnête.
DURVILLE, avoc nu soupir.
Sans doute.
DUHAUTGOURS.
Oh! je ne m'en chargerais pas autrement. Moi, je suis l'homme de vos créanciers autant que le vôtre.
DURVILLE
Voilà qui est convenu.
DUHAUTGOURS.
Avec des échéances.
DURVILLE
Avec des échéances.
. DUHAUTGOURS