Le Festin de Pierre,, acte IV, se. vi
qu'on fait, et que je ferais plus d'état du fils d'un erocheleur qui serai! honnête homme que du fils d'un monarque qui vivrait coin nie vous. »
M. Legouvé, qui compare les deux scènes, tire de leur caractère différent la différence qui sépare la diction poétique de l'autre diction !; « Les vers de Corneille, écrit-il, sont autant de traits frappés comme autant de médailles, enchâssas dans la rime comme dans une monture... Corneille et Molière font parler les mômes sentiments, écrivent la même scène ; mais, chez l'un, chaque pensée doit être sculptée par Je lecteur comme des armes sur un écusson ; chez l'autre, tout doit être entraîné, emporté dans ce grand courant d'éloquence qui coule à pleins bords. » N'oublions pas cependant que la vigoureuse invective de don Louis, venue de Juvénal et d'Alarcon jusqu'à Molière et à Boileau, en passant par Corneille, est suivie d'un mot qui caractérise à merveille la différence des situations et des caractères.