‹ Théâtre de Pierre CorneilleChapitre 172 sur 420 · ACTE I, SCÈNE III · texte numérisé non relu

ACTE I, SCÈNE III

cliton, le tirant par la basque.

avez-vous Men, monsieur, que vous extravàguez?

DORANTE

ais-toi.

Vous rêvez, dis-je, ou...

DORANTE

Tais-toi, misérable!

ous venez de Poitiers, ou je me donne au diable : 170

Vous en revîntes hier.

dorante, à Cliton.

Te tairas-tu, maraud?

(A Clarice.) Mon nom dans nos succès s'était mis assez haut {Pour faire quelque bruit sans beaucoup d'injustice; Et je suivrais encore un si noble exercice, (N'était que l'autre hiver, faisant ici ma cour, 175

Je vous vis, et je fus retenu par l'amour, kitaqué par vos yeux, je leur rendis les armes : Je me fis prisonnier de -tant d'aimables charmes ; Je leur livrai mon âme : et ce cœur généreux [Dès ce premier moment oublia tout pour eux. 180

Vaincre dans les combats, commander dans l'armée, De mille exploits fameux enfler ma renommée, Et tous ces nobles soins qui m'avaient su ravir, édèrent aussitôt à ceux de vous servir.

Isabelle, à Clarice, tout bas.

iMadame, Alcippe vient; il aura de l'ombrage. 185

clarice.

Nous en saurons, monsieur, quelque jour davantage.

[une dizaine d'années auparavant, et dont le caractère, comme on dirait aujourd'hui, était plus officiel que celui du Mercure.

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