‹ Théâtre de Pierre CorneilleChapitre 199 sur 420 · ACTE II, SCÈNE II · texte numérisé non relu

ACTE II, SCÈNE II

Quelqu'un a pris plaisir à se jouer de vous, 520

Alcippe, croyez-moi.

ALCIPPE

Ne cherche point d'excuses:

Je connais tes détours, et devine tes ruses. Adieu : suis ton Dorante, et l'aime désormais; Laisse en repos Alcippe, et n'y pense jamais.

Écoutez quatre mots.

ALCIPPE

Ton père va descendre. 525

Non ; il ne descend point, et ne peut nous entendre, Et j'aurai tout loisir de vous désabuser.

ALCIPPE

Je ne t'écoute point, à moins que m'épouser, A moins qu'en attendant le jour du mariage M'en donner ta parole et deux baisers en gage. 530

Pour me justifier vous demandez de moi, Alcippe...?

ALCIPPE

Deux baisers, et ta main, et ta foi.

Que cela ?

de Dorante (Garcia) sur cette fête. La méprise d'un page qui a pris une femme

6our une autre n'a rien d'agréable et de comique. D'ailleurs, ce mensonge de Crante, fait à son rival, devait servir au nœud de la pièce et au dénouement, il ne sert qu'à des incidents. » (Voltaire.)

524. Y, à lui, serait peu correct aujourd'hui ; mais il y a au xva° siècle d'innombrables exemples de y s'appliquant aux personnes :

Est-ce peu de Camille? Y Joignez-vous ma sœur ? (Horace, II, vi.)

Oui, oui, je te renvoie à l'auteur des Satii-cs.

— Je t'y renvoie aussi. (Molière, Femmes savantes.)

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