Sur le mot incoqnito, voyez la note du vers
808. Toute nuit pour toute la nuit ; voyez des exemples analogues de la suppression de l'article aux vers 884, 980, i:J30, 1384. M. Littré donne des exemples très anciens de cette tournure tombée en désuétude. Voltaire croit qu'on y a renoncé, parce qu'on ne pouvait pas dire tout jour, à cause de l'équivoque de toujours; mais M. Godel'roy montre que la raison principale de ce changement, c'i -si la nécessité imposée pur les grammairiens et par le changement de l'usage «l'exprimer l'article dans un grand nombre de cas où on le sous -entendait autrefois.
8il. « Ce vers signifie à la lettre: nous ne savons pas être dupés, C'est le contraire de ce que l'auteur veut dire. » (Voltaire.) Cette construction est rare, et nous doutons qu'on en trouve un antre exemple; mais à équivaut ici à pour, comme en beaucoup d';iutres passades de Corneille.
938. " l'hiliste avoue ici qui! a cru ce que disait Dorante et, le vers d'après, il dit qu'il ne l'a pas cru. » (Voltaire). Cette observation n'est pas toul à fait exacte, et il n'y B point là de C< "Urndiction réelle; car l'hiliste, bien que v'as^uranee de Dorante ait fini pi- lui en imposer à lui-même, ne l'a pas cru aveuglément et s'est permis une remarque déOante:
Les signes du festin ne s'an k-nl pas bien.